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Éric Godin

Sans titre

Mixte 36*48

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Jazz band

Mixte 36*48

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Échec à Max

Mixte 20*24

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Samedi après-midi

Acrylique 36x48

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L'artiste
Né à Montréal en 1964, cet illustrateur, graphiste et artiste peintre, a déjà beaucoup fait parler de lui, notamment dans le domaine de l'illustration et du design graphique. Sa collaboration depuis 1988 au journal Voir (Montréal), sous l'effigie de son fameux bonhomme à quatre poils, et avec le Théâtre d'Aujourd'hui, en tant qu'affichiste, ont vite fait de nous le présenter comme un artiste dont la profondeur de l'imaginaire est infiniment plus vaste que tout ce que nous aurions pu nous-mêmes imaginer. Sans borne il ne cesse d'étonner. Et en effet, quoi de plus stimulant pour un artiste que de faire voir ses réalisations à des milliers de personnes. Mais aussi quoi de plus piégeant pour un artiste que de se faire associer à un style en particulier alors qu'il est assoiffé de nouveauté. Parce que pour Godin, ca n'arrête jamais. Tout est prétexte à faire évoluer son trait noir et à pousser toujours plus avant l'exploration de nouveaux moyens, de nouvelles avenues et d'y apporter les solutions. Expérimentateur forcené de l'image pour l'idée, il a le don du communicateur.


Dans la production de 1993, il nous laisse entrevoir une autre facette de lui-même et de son approche communicative. Mis à part le tissu social sur lequel s'appuient les thèmes pour se montrer à nous, c'est dans une toute autre disposition que Godin nous présente alors les choses. Ce qu'il avait dit jusqu'à maintenant haut et fort, il le dira comme un murmure qui ne s'entend que sur fond de silence, un peu comme si lui-même s'était retiré du bruit.


Dans les affiches de théâtre comme dans l'exposition « Exploration en noir et blanc » tenue à l'Espace Hortense en 92, Godin soulevait de nouveau l'intérêt qu'il avait porté à ses pictogrammes de 89. Il avait trouvé dans cette forme simple, près de l'écriture idéographique, le résumé de son travail qui devait transformer considérablement la présentation de ses thèmes. Dans les affiches, il réussit à capter, à l'aide de simples silhouettes, tout l'aspect sociologique propre au théâtre, à provoquer et à mordre dans le vif du sujet. En peinture, il traite l'ensemble du tableau comme s'il voulait suspendre dans le temps une façon d'être dans le monde comme autant de dispositions et d'indispositions momentanées, nous donnant droit à des sujets plus anonymes. Il ne critique rien de particulier. Le direct et l'incisif, reconnus chez Godin, laissent ici davantage de place au « metteur en scène » qui dispose les objets et les personnages sans laisser apparaître d'autre but plus évident que celui de se jouer de la forme.


Dans sa plus récente production il en est autrement. Il a délaissé en partie la rigidité des lignes droites et la froideur des couleurs vives posées en aplat, pour des compositions plus souples. Les lignes se sont arrondies et l'atmosphère s'est réchauffée. L'utilisation nouvelle de la gouache et du pastel module et texture les formes pour ajouter à leur caractère plus de sensibilité, plus de mouvement. Les tableaux s'animent davantage et donnent accès tantôt à des sujets plus introspectifs, tantôt à des sujets plus amusés.




 

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